Kurozuka

L’oeuvre

Kurozuka est un roman écrit par Baku Yumemakura en 2000 qui fut adapté tout d’abord en 10 tomes de manga en 2002 par le dessinateur Takashi Nogushi pour le magazine Oh Super Jump (Tsubasa reservoir chronicle).

 

En 2008, il fut cette fois adapté en un anime de 12 épisodes par Madhouse (One Punch-man, Death parade, No game no life…).

Je ne parlerais ici que de l’anime (que je déconseille fortement aux plus jeunes).

 

 

Synopsis

Alors qu’ils tentent de fuir leurs poursuivant, Kuro et son disciple Benkei, tombent sur une maison perdu en pleine forêt. Souhaitant s’y reposer pour la nuit, ils font la rencontre de Kuromitsu, une jeune femme aussi belle que mystérieuse.

Kuro et elle se lieront par un lien plus fort que l’amour que Kuro tentera de comprendre à travers les siècles…

 

 

Ce que j’en pense

Parlons dans un premier temps de ce qui saute immédiatement à la figure: les graphiques et l’animation. C’est tout simplement magnifique, les détails des kimonos, de la nature comme des bâtiments, la fluidité des combats, les jeux de lumières et de couleurs (cf. image ci-dessus), Madhouse a vraiment fait un super taf là dessus même si les membres des personnages des plus filiformes peuvent faire bizarres.

 

Kurozuka s’inspire d’une pièce de théâtre Noh datant de l’époque Muromachi, elle-même basée sur un poème de Shuishû, la troisième anthologie impériale de Taira no Kanemori. On retrouvera d’ailleurs beaucoup de références au théâtre et à la poésie japonaise durant les épisodes, notamment au début de chacun d’eux durant le rappel de l’épisode précédent.

 

Malgré tout, il y a un léger hic: on se laisse vraiment porter par les premiers épisodes, qui, graphiquement comme scénaristiquement, envoient bien, en revanche passé un certain cap, on se retrouve avec toute une équipe de personnage tous relégués au rang de figurants et une histoire pas toujours évidente à suivre et surtout un dénouement un peu bateau.

 

Au final un bilan mitigé, un début grandiose et une fin… particulière. Peut-être un second visionnage permettrait une lecture différente et une meilleure compréhension?