Kiba

L’oeuvre

Kiba est un anime en 51 épisodes sorti en 2006 et produit par le studio Madhouse (Trigun, Cardcaptor Sakura, Hajime no ippo, Captain Tsubasa…).

Synopsis

Zedd, agé de 15 ans, vit dans la cité aux allures étouffante et cyberpunk de Calm. Il rêve de liberté et tente sans cesse de fuir ce monde où il se sens enfermé.

Un jour, alors qu’il rendait visite à sa mère dans un hôpital psychiatrique, il est attaqué par un homme étrange aux pouvoirs surnaturels. Encore une fois poursuivi par la police, il s’enfuit par un portail spatio-temporel dans le monde d’origine de son assaillant.

Là-bas il découvrira ses pouvoirs ainsi qu’un nouveau monde en guerre.

Ce que j’en pense

Le studio Madhouse nous sert ici une animation simple, sans fioriture, mais qui fait son taf pour un nekketsu comme celui-ci. En revanche les bruitages sont parfois un peu ridicules surtout qu’ils sont, comme souvent dans les animes, utilisés à outrance même lorsque la chose en question ne devrait pas faire de bruit (ex: les mouvements de caméra).

 

Pour ce qui du contenu, on a un début très classique et un peu lent, j’ai d’ailleurs failli arrêter plusieurs dans les premiers épisodes. Heureusement, l’histoire devient plus intéressante par la suite et les temps morts s’y font plus rares.

 

On reste dans les clichés du nekketsu, le héro rebel qui se découvre des pouvoirs surpuissant, le protagoniste avec une relation ambiguë avec le héro et un côté un peu “dark”. Malgré cela, on a ici une œuvre qui se classe dans la catégorie des bons nekketsu, pleins de clichés, exploitant à fond tous les codes, mais qui le fait bien.

 

En revanche, alors que public visé semble être assez jeune, certains événements sont assez dur: période de guerre oblige, le nombre de morts, tout camps confondu, est assez important et on a ici un héro qui tue ses ennemis et non les mets K.O comme bon nombre de protagoniste d’autres œuvres. Mais, même avec toute cette violence, cela reste pour enfant et aucune goutte de sang n’est visible, c’est plus suggéré que montré crûment.

 

Enfin, même si cette mode est plus récente et que l’on ne peut donc pas reprocher à Kiba de surfer dessus, l’utilisation d’un isekai (monde parallèle) n’est pas particulièrement justifiée et donne plutôt l’impression d’une facilité scénaristique afin de pouvoir expliquer tout l’univers au spectateur, via le héro, découvrant avec lui et afin de permettre de mieux ci projeter.

 

D’ailleurs cet univers et plutôt bien travaillé avec un certains nombres de nations et peuples bien définis et différents servant toute de critique aux sociétés quelles caricatures.

 

Donc pour conclure, bien que n’étant pas forcément friand de nekketsu (de moins en moins avec l’âge), je ne peux m’empêcher de penser qu’on a ici une œuvre qui fait partie des bonnes surprises du genre.